Aperçu historique

samedi 8 mai 2010
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Vue générale du village

L’Histoire de Lézat sur Lèze

 


 


 


 


Charmante bourgade de 2 200 habitants, bourdonnante d’activités (industries, agriculture, commerces, vie associative particulièrement intense), LEZAT-sur-LEZELa ville de Lézat sur Lèze offre aux passionnés d’histoire, un passé prestigieux au cœur de la cité mais également dans ses environs immédiats.


Les vestiges archéologiques attestent de la présence humaine dans la région du lézadois dès l époque néolithique b(5000 à 2000 ans avant J.C). Des fouilles effectuées sur le site de Malsang en 1969 par Monsieur Urbain Gondal, historien local, ont mis à jour deux pièces de monnaie dont un Valentinius d’or et quelques mosaïques, témoins d’un passé gallo-romain.


Une date de naissance controversée :
La légende raconte qu’en l’an 842, un vicomte de Béziers, Antoine Benoît, fonde un monastère à LEZAT qu’il place sous le vocable de St Pierre et qu’il soumet à la règle de St Benoît. Les sources historiques situent plus tardivement la création de ce monastère qui aurait été fondé vers l’an 940 sous l’impulsion d’un puissant vicomte toulousain, Antoine-Benoît, apparenté à la puissante maison de Carcassonne.


Les moines noirs :
Revêtus de leur robe de bure sombre, les moines, fils de puissantes familles de la région, n’ont désormais qu’une règle de vie, la même que celle de St Benoît : Travail, silence, obéissance ».


Un monastère richement doté :
Très rapidement, ce monastère acquiert une notoriété incomparable.
Au milieu du Xème siècle, la puissance féodale de ce monastère s’étend sur 6 comtés, 5 abbayes, 12 églises, 22 villes, bourgs ou villages et ne cesse de s’accroître, dominant le Sud Toulousain jusqu’à St Béat. Pareille richesse ne manque pas d’attirer les pillards qui incendient le monastère. Les moines s’enfuient…


Au XIème siècle, le monastère St Pierre est reconstruit :
Les dons affluent vers ce monastère placé désormais sous la protection du Pape. En 1073, le monastère St Pierre est rattaché à l’ordre clunisien et bénéficie de tout un rayonnement culturel, religieux, artistique. Il ne doit d’autre obéissance qu’au Pape et à lui seul. Commence alors une grande rivalité avec Moissac.


La première Croisade et l’arrivée des reliques de St Antoine :
Roger II, Comte de Foix, menacé d’excommunication, part pour la Croisade afin de ménager son retour en grâce. Il en rapporte les reliques de St Antoine d’Egypte, l’ermite du désert » (qui vécut de 251 à 356). Le 9 juin 1106, Roger II les offre à Odon de Bagéras (25 ème abbé). A la suite d’une procession miraculeuse à Toulouse, en 1114, Lézat devient un lieu où l’on guérit du « Feu de St Antoine » : le zona.


XIIème siècle, naissance de la Bastide (1139) : Maisons en colombages témoins du passé de la ville de lézat
Le monastère St Pierre de Lézat ne pouvant lever d’armée, il lui est très difficile de défendre ses territoires.
Les abbés de Lézat demandent aide et assistance aux seigneurs protecteurs du monastère : les seigneurs de Marquefave, Montaut et Auterive. Avec leur appui, l’abbé fera ceindre la ville naissante de remparts.
Le commerce se développe d’autant plus rapidement que la sécurité est désormais assurée.


Edification de l’Eglise paroissiale St Jean-Baptiste :
Un nouveau pôle d’attraction naît autour d’une chapelle romane, paroissiale et populaire, « embryon » de la future église St Jean-Baptiste. Tout autour de cette petite église, des cornières et des couverts abritent les marchandises et leurs clients.


XIIIème siècle, « Paréage et « Charte des coutumes » :
En 1241, le monastère et la ville de Lézat subissent assauts et pillages. Pierre de Dalbs demande la protection armée du compte de Foix en échange d’un partage des revenus du monastère. Abbé et seigneur signent un « Paréage ». C’est la grande émancipation des villes …Des travaux sont entrepris à l’église abbatiale St Pierre, agrandissement, embellissement. Hunaut de Lanta, octroie à la ville une charte des coutumes, véritable code qui réglemente l’organisation communale, les rapports entre le seigneur-abbé et les quatre consuls, les affaires civiles judiciaires, les élections, les foires.


Au XIVème siècle, la ville s’agrandit (Faubourg Mercadal) et reçoit le pape Clément V :
Lézat prospère, se développe et s’enrichit de nouveaux habitants.
La ville s’étire désormais vers l’Est. Une nouvelle ceinture de remparts est construite, donnant naissance au Faubourg Mercadal.
La chapelle paroissiale est partiellement détruite. On ne conserve que le mur du Nord (fresques du Jugement dernier) et le portail Nord. Une église plus grande s’élève au même endroit : c’est l’actuelle église St Jean-Baptiste.


Au XVème siècle :
Les travaux se poursuivent à l’église St Jean-Baptiste : une flèche gothique surmonte la partie sud du narthex.
La croix des forgerons dite « croix de Durban » est terminée et exposée à la vue de tous. Les Halles et les arcades de lézat


Au XVIème siècle :
La grande foule des malades atteints du zona pose un gros problème d’hébergement au monastère. Deux hôpitaux sont construits : l’hôpital St Antoine et l’hôpital St Jacques. Henry IV, un familier de la vallée de la Lèze, descendra à plusieurs reprises dans le château des Batac de Cachac à Lézat.


VIIIème siècle, transformations, suppressions…
Le 15 avril 1790, le décret de suppression et d’extinction est signé par le dernier évêque de Rieux, Joseph de Lastic.
L’abbaye est vendue en adjudication, au district de Mirepoix, le 19 août 1791.
Les reliques de St Antoine seront transportées, le jour de Noël 1794, en l’église St Jean-Baptiste.
Vendue en lots de pierre, l’église abbatiale sera « démontée et rasée ». Le lot de pierres du chœur sera racheté par le meunier François Page, pour construire un second moulin à vent, sur le Pech de la garde.
L’abbaye palpite ainsi toujours dans les vieilles demeures lézatoises, appartenant à tous et invisible, pourtant.



PERSONNALITE :

François VerdierFRANCOIS VERDIER Né à LEZAT-sur-LEZE le 07 septembre 1900, mort le 27 janvier 1944, assassiné par la Gestapo en forêt de Bouconne. Chef Régional des Mouvements Unis de la Résistance, désigné pour occuper le poste de Commissaire de la République, il fut arrêté le 13 décembre 1943 à TOULOUSE et ne parla jamais sous la torture. Deux cérémonies se déroulent chaque année à sa mémoire :

  • Le dimanche qui suit le 27 janvier en forêt de Bouconne (Commune de Léguevin) sur le lieu où son corps martyrisé fut découvert. 
  • Le 1 er dimanche de septembre à LEZAT-sur-LEZE, dépôt de gerbe devant la maison natale.

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